Une sardine dans le vieux port

Le pire n'est même pas certain

13 juillet 2006

Sardine verte…

Une souris verte qui courait dans l’herbe Je l’attrape par la queue Je la montre……….merde ! je me suis trompée Besoin de vert ? Je file chez ma mère. Frayer dans les lacs avec mon maquereau. Eau douce, sapins et cuisses de grenouilles…voir mes copains les gardons, les tanches, les brochets… Eau verte, vase, ça sent la terre, c’est moelleux sous le ventre. Je vais faire la planche, faire le mort, les pêcheurs du dimanche matin m’ignoreront et demain soir à plat sur le lac, je regarderai le feu d’artifice…peinarde !
Posté par zaile à 19:17 - Commentaires [3] - Permalien [#]

11 juillet 2006

Sardine fondante…

J’ai l’impression d’avoir traversé ces derniers jours comme un fantôme Un décalcomanie de moi-même détaché de ma peau et parti en balade La chaleur m’engloutit Je suis en train de fondre Je suis toute chocolat Je suis toute beurre Je suis toute tremblante Ce n’est pas le soleil non, je m’y suis habituée C’est cette masse d’air chaud qui me rend étrangère à moi-même Dès lors je marche alors que je n’ai plus de jambes Si je n’ai plus de jambes suis-je vraiment devenue poisson ? Dès lors il ne me reste plus qu’à flotter En... [Lire la suite]
Posté par zaile à 18:33 - Commentaires [5] - Permalien [#]
10 juillet 2006

Les pêcheurs de sardines…

On avait l’habitude de vendre des sardines ici Chaque matin entassées dans nos bacs , souriantes et aguicheuses Nous attendions les mains calleuses qui nous soulèveraient de l’étal Qui nous décolleraient du sol pour nous emporter loin d’ici Le bel homme regard sombre et débardeur du passé nous regarderait droit dans les yeux Qu’y verrait-il ? Il nous caressait les écailles, testait notre souplesse Puis il nous ouvrait la gueule approchait son visage de nous. Nous échangions nos haleines Faux baiser homme-poisson Le délice... [Lire la suite]
Posté par zaile à 19:17 - Commentaires [2] - Permalien [#]
07 juillet 2006

Epitaphe d’une sardine…..

Parce qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Si un jour je mourrais, sur ma tombe en coquillages on pourrait écrire : Elle avait l’oeil frais et la nageoire agile OU De profundis le calamar rit OU Des profondeurs je me marre OU Partie sans laisser de traces OU Sorti du banc point de salut OU Sardine en boîte OU Ci-gît l’arête et l’épine dorsale …..Quand j’y pense l’épitaphe parfait et le tombeau idéal n’existent pas et moi je suis encore en vie. Ami des abîmes, farceur des profondeurs toi aussi... [Lire la suite]
Posté par zaile à 11:47 - Commentaires [7] - Permalien [#]
04 juillet 2006

Sardine en herbe…

Je rentre chez moi. Cabas de fruits. Cabas de légumes. Cabas d’herbe pendus au bout des bras. Le pas lent. La chaleur dégouline sur le front, les tempes et glisse dans le dos. Dans mes cabas il fait frais. Monter les marches et dégouliner un peu plus. Je plonge mes joues rouges dans le frigo. On dirait des sorbets à la framboise. Les marchands du marché dont je range les produits se mettent à me parler. Il y en a jusque dans le congélateur. Fraîches les tomates ! Fraîche la pastèque ! Frais le basilic et la menthe. Eux je ne les range... [Lire la suite]
Posté par zaile à 18:22 - Commentaires [4] - Permalien [#]
28 juin 2006

Sardine a des relations…

Depuis que j’ai quitté le surimi je me sens beaucoup mieux. Je comprends maintenant ce que signifie le terme « relation toxique » et je compte bien ne plus me laisser faire par les douceurs édulcorées et autres additifs. Et puis j’ai fait une nouvelle rencontre, un flamand rose, dont la couleur est entièrement naturelle…il m’emporte, me transporte, me fait planer. Avec lui j’ai 14 ans. Et même nous roulons dans l’herbe. Quand j’avais 14 ans en vrai, j’écoutais les Pink Floyd. Je m’demande si y’aurait pas un lien, une association,... [Lire la suite]
Posté par zaile à 13:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 juin 2006

Partition de la sardine…

Est-ce que je sais moi pourquoi la musique me fait hérisser les écailles. Pourquoi elle me monte le long de l’arête dorsale et se répand dans ma chair. Pourquoi quand la danseuse chute j’ai mal, je retiens mon souffle. Pourquoi je remonte à la surface avec elle. Nous dansons. Piano à cordes de sirènes. Batterie en peau de phoque. Violoncelle en bois flotté. C’est la fanfare aquatique…et je dégouline de sueur à force de danser. Il faut que j’aille me baigner. C’est le couchant. Je crois que c’est la bonne heure… Si tu crois que... [Lire la suite]
Posté par zaile à 19:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 juin 2006

Sardine dans un sac plastique…

Marseille pestilentiel. Poubelles éventrées. Mouettes affolées. Je n’entends plus le ronron du camion des ramasseurs de déchets. Marseille le ciel est bleu mais l’odeur des poubelles va finir par tout gâcher. Je m’inquiète, mon maquereau attend les éboueurs comme d’autres le messie. Nous sommes allongés dans le lit, je finis pas fermer les yeux et m’endormir malgré la chaleur. Et sa petite voix me dit : C’est pas le bruit du camion des éboueurs ça ? Rendors-toi doux rêveur. Le lendemain matin je sors de chez moi. J’ose.... [Lire la suite]
Posté par zaile à 12:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]
23 juin 2006

Sardine et le Surimi...

Le Surimi c’est dégueulasse je veux dire c’est méchant…tu le rencontres, il te fait croire qu’il est un crabe mais personne ne t’a prévenue à toi qu’il est « reconstitué »…alors tu tombes amoureuse de lui. Parce qu’il est droit, que t’aime bien sa tenue orange qui te rappelle ton nounours de quand tu avais quatre ans et qu’il est toujours frais, lisse bref, impeccable. Et puis plus tu passes du temps avec lui plus il te paraît bizarre…presque rien, imperceptiblement il te fait parfois des cris de crevette, ou bien il se prend pour un... [Lire la suite]
Posté par zaile à 15:46 - Commentaires [4] - Permalien [#]
21 juin 2006

Une sardine dans le web…

Revoilà la vie au bord de l’eau après une escapade dans la capitale pour échapper à ma solitude. Je n’ai pas été déçue. Du monde il y en avait, mais là-bas quand même les crevettes ont les yeux cernés, les poulpes sont tout secs, les coques ont la langue pendante et les bigorneaux n’ont plus rien de langoureux. Un petit tour dans les statistiques du week-end pour voir lesquels d’entre-vous sont venus trainer leurs écailles sur mon blog globuleux, bon ben c’était pas la foule ce WE, hein, genre la plage, les bars, le soleil, je... [Lire la suite]
Posté par zaile à 13:58 - Commentaires [3] - Permalien [#]